Chant VII : Le Malaise des Panthéons
Les bourses suppriment Monero ; les régulateurs mettent en œuvre des restrictions croissantes sur la monnaie privée.
Les puissances mondiales perçoivent le danger. Non pas parce que Monero soit intrinsèquement menaçante, c'est juste un logiciel exécutant une cryptographie établie. Mais parce que Monero fonctionne. Parce que ses promesses sont techniques, non politiques, et donc immunisées contre les pressions qui affectent les personnes et les entreprises.
Les bourses subissent des pressions. Le Japon en 2018 a été le premier pays à exiger formellement que les bourses réglementées retirent les pièces de vie privée. L'Agence des Services Financiers japonaise a interprété la Loi de Change comme exigeant que toutes les transactions soient traçables, et Monero, par conception, ne l'est pas.
Kraken mit fin aux échanges de Monero au Royaume-Uni en 2021. OKX annonça les retraits de paires au comptant fin 2023 et les exécuta le 5 janvier 2024. Érèbe voyait les portes se resserrer tandis que ses fidèles cherchaient d’autres chemins.
Mais Érebo a appris au cours des siècles : la tentative d'éliminer l'ombre la rend seulement plus nécessaire. Chaque retrait a été suivi par une croissance des volumes sur les bourses décentralisées, sur les échanges peer-to-peer, sur les canaux qui ne dépendent pas d'une entreprise ayant un siège physique qui peut être mis sous pression.
Les régulateurs ont trouvé de nouvelles paroles pour ce nouveau mal. Les monnaies *non traçables*. Les monnaies *dangereuses*. Les monnaies *à haut risque*. Mais les paroles n'altèrent pas les mathématiques. Et les mathématiques de Monero restent aussi intactes que le jour où elles ont été écrites.
Chaque acte de censure ne réaffirme que la raison pour laquelle Monero existe.